[Témoignage : Cécile, mariée, en télétravail, 2 ados de 20 et 24 ans ]

Nous continuons la série de témoignages spécial confinement. Ces derniers ont pour but de donner la parole aux parents face aux inquiétudes qu'ils peuvent avoir et face aux questions qu'ils se posent sur leurs enfants.


Mon plus jeune fils est revenu à la maison jeudi dernier car il a fini ses cours à l'IUT et mon aîné n'habite qu'à 4 kms du coup je suis rassurée car ils sont proches de nous. Le confinement, on le vit relativement bien car on habite en campagne et que, si on veut sortir, on peut (mon mari est agriculteur et nous avons beaucoup d'espace autour de la maison). Le seul bémol est que mon fils aîné est aussi pompier volontaire et j'espère que dans sa caserne ils ont les équipements nécessaires pour se protéger car on en parle pas mais ils sont également bien exposés au coronavirus.  Je lui dis de faire attention car les jeunes ont du mal à prendre au sérieux cette épidémie quoique avec les mesures prises, ils commencent à en prendre conscience. Je m'inquiète pour ma famille aussi qui est loin et surtout pour ma mère qui vit seule donc on s'appelle tous les jours pour prendre des nouvelles des uns et des autres. Je suis contente de pouvoir télétravailler car ça occupe bien les journée.  Sinon pas de psychose particulière, la vie continue et on reste optimiste et on suit les consignes dictées par le gouvernement pour ne pas nous mettre en danger.


Le décodage du psy :


A travers son témoignage, Cécile dévoile une chose : elle ne s’inquiète pas pour elle mais pour tous les autres.


Chacun sa responsabilité et Cécile à conscience d’avoir peu de prises sur la situation ou sur son entourage proche (ses garçons). 


De nombreuses études sur l’impact émotionnel des situations traumatisantes (notamment face aux catastrophes naturelles) ont prouvé que “le lâcher prise” était la meilleure façon de faire face aux impacts du stress post traumatique.


Appliqué à notre situation de confinement et au stress psychique face au COVID-19, cela reviendrait à dire que les personnes qui acceptent l’incertitude concernant la durée de la période de confinement ont moins de risque de développer du stress post traumatique.


Cécile accepte que le confinement dure, que chacun doive être respectueux des gestes barrières pour se protéger et elle sait également tirer partie des avantages du télétravail dans un cadre qui bien évidemment est idyllique !


Sa capacité à “accepter” les événements importants lui permet de mieux les surmonter.


C’est ce que l’on appelle faire preuve de “résilience” en psychologie, c’est à dire qu’elle a une force mentale qui lui permet de surmonter les événements qui pourraient être vécus comme traumatisants.


Pas étonnant qu’elle ait un enfant sapeur pompier !


Par Marie-Françoise Bertrand,

Psychologue Clinicienne et Présidente My Family Up



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